Extraits de presse
Critique de Julian Sykes dans Le Temps, 2 juin 2007
Critique de Mathias Heizmann dans la sélection de disques d'Arte, 5 juin 2007
Crescendo, no 88, juillet 2007 :


« Ruch Muzyczny « 10 juin 2007 à Varsovie
« Ma
musique est naturelle comme une chute d’eau
(…) la forme ne m’intéresse pas » - nous
pouvons lire cette confession du compositeur sur la couverture du
livret du nouveau CD de Joanna Brzezinska. En effet, Villa-Lobos
était autodidacte : il a écouté les musiciens
populaires jouer dans les rues, les indigènes brésiliens,
les rythmes des ouvriers africains travaillant aux plantations et les
mélodies nostalgiques d’immigrés portugais.
Beaucoup des pièces pour piano sont destinées aux enfants
ou écrit dans l’esprit d’enfants. Certaines sont
faciles et rigolotes avec les cris des jeux d’enfants et
les bruits des fêtes enfantines. D’autres sont
si difficiles que la femme du compositeur a dit au sujet de
« Prole do bébé » :
« il faudra non seulement les 10 doigts des deux mains de
pianiste , mais aussi les 10 doigts de pieds , le nez et ça ne
suffira pas encore ». De la première partie de
ce cycle vient la fameuse Polichinelle, le bis favori d’Arthur
Rubinstein.
Joanna Brzezinska, consciente des difficultés
techniques, rythmiques, harmoniques et aussi au sujet de la
complexité de la forme a mis la suite A Prole do
bébé au centre de son CD.
La preuve de sa
maîtrise est qu’elle a reçu le prix CHOC du journal
français « Le Monde de la Musique », prix
attribué aux meilleurs CD du mois.
La pianiste doit son
succès d’un part à cette musique extrêmement
spontanée, d’autre part à sa grande passion (elle
est l’auteur du livret qui accompagne le CD) et à sa
discipline de fer avec laquelle elle respecte le texte de
la partition. Sous ses doigts ressuscitent les petites
histoires enfantines de ces miniatures musicales. Elle nous
émerveille par sa sensibilité et la qualité
du son et son savoir sur l’utilisation dans toute la
palette sonore, que ce soit dans la poupée en argile qui
danse le rythme de samba, dans la sorcière méchante
ou encore dans la petite souris qui court très vite
dans tous les sens.
La jungle brésilienne, dangereuse
avec son soleil brûlant, est omni présente dans la Suite
Florale par laquelle le CD commence. L’auditeur peut se
sentir bercé dans un hamac en écoutant une paysanne qui
chante peu diatoniquement pour se régaler à la fin dans
un jardin plein de couleurs, de fleurs et d’odeurs
différentes.
Le CD se termine par le Choro Tipico, la
pièce la plus jouée par des orchestres, petits ensembles,
guitaristes classiques et non classiques. Cette pièce peut
facilement devenir un morceau sentimental de salon, mais sous les
doigts de Joanna Brzezinska il est un vrai petit chef
d’œuvre remplis de fantaisie… un très beau
disque…
Bogdan M. Jankowski

Diapason, mai 2007s

Radio
Express bydgoski
Critique du disque Chopin Pour
la Revue Musicale Suisse,
rubrique publications
Comme le dit Patrick Wiliams dans sa critique des œuvres de
Georges Bataille , il y a des œuvres qu’on n’approche
pas « sans trembler légèrement tant elles tendent
un miroir à ce qui se joue au plus profond de nos êtres
». La troisième Sonate de Chopin est l’une
d’entre elles.
Mars et Vénus s’y inscrivent dès le premier
mouvement dans les deux thèmes si éperdument
contrastés. Et la main de Joanna Brzezinska non seulement
ne tremble pas, mais elle réussit à réunir
les deux principes, le masculin et le féminin, pour faire
toucher du doigt l’intime d’une des contradictions
majeurs qui fait la condition humaine. Dans le scherzo, le premier
sujet nous fait, jeunes et alertes, courir sur les toits, alors que le
second retient notre souffle pour nous faire admirer, dans la
maturité, de lointains horizons. Pianiste simplement admirable,
capable d’intégrer les
contraires et de réaliser leur synthèse tout en exprimant
dans le même temps toute la force de leur antithèse !
Dans le Largo, le poète exprime la conviction que la
beauté est au-delà de la vie terrestre dans un
thème en apparence si simple, presque naïf, mais message
est porté dans la seconde partie par ce grand carillon, dont le
son des cloches porte loin le souffle de l’esprit. Enfin le
final, véritable veillée d’armes, conserve sa
gravité même dans la poussier d’étoiles du
leggiero. Alors précipitez-vous sur cette version de
référence. Notre pays s’honore d’abriter de
tels artistes !
Si vous prenez une pause, la pianiste vous offre aussi quelques perles
dans les Etudes de l’opus 25, notamment une splendide
étude des tierces (no 6), et une magnifique
interprétation des « Sixtes ’ »(no 8),
des « octaves « (no 10) et des dizièmes (no 12).
Enfin la Polonaise op.53 achèvera de vous convaincre par
un jeu débordant d’énergie contenue, une conviction
qui est aux antipodes d’un héroïsme de salon. Merci
à Gallo d’avoir gravé ce disque. Car voici
l’exemple d’une artiste qui entre si profondément
dans la compréhension de la plénitude de
l’être humain qu’on ne peut s’empêcher de
croire que la femme est vraiment l’avenir de
l’homme…
Roland Vuataz, Président de Société Suisse
de Pédagogie Musicale
Twoja MUZA (Mars–avril 2005)
Joanna Brzezinska pianiste polonaise habitant à Genève
(Suisse) a sorti chez « Gallo » son nouveau CD. Au
travèrs d'un répetoire difficile, elle se distingue par
son interprétation passionnée et personnelle.
L'artiste possède des moyens techniques invraisemblables, qui
lui permettent de jouer aussi bien du Liszt, du Rachmaninov que du
Villa-Lobos, son compositeur préféré. Elle a
cependant choisi d'enregistrer des oeuvres de Chopin, peut-être
pour se battre contre les stéréotypes et
l'interpréter à sa manière, sans suivre à
la lettre les règles des écoles polonaises qui imposent
des restrictions, sous prétexte de détenir « la
juste interpétation ».
Bien sûr, lorsqu'on a achevé sa formation et qu'on a
acquis une certaine maturité, on peut et on doit même
passer outre ces limites pour trouver son propre chemin et le mener
à son terme.
Je ne sais pas quel était le but de la pianiste: l'envie de
faire le point sur son parcours musical ou peut-être simplement
de jouer la musique d'un compositeur qu'elle apprécie
énormément. Quoi qu'il en soit, je pense que cet
enregistrement mérite d'être connu de tous.
Son interprétation très libre de la IIIème Sonate
en si mineur, me semble pleine d'élan, empreinte d'un grand
romantisme tout à fait justifié, voire même
désiré par Chopin.
Le premier mouvement, très mûr et majestueux nous
conquiert par sa sonorité extrêmement riche, obtenue aussi
bien par un jeu de pédale très fin que par la grandeur de
son expression personnelle.
Le Scherzo, réjouissant mais retenu dans les passages
figuratifs, surprend dans sa partie centrale par son
interprétation inhabituelle.
Dans le Largo, la pianiste raconte sa propre histoire avec courage et
persuasion.
Enfin, le Final, clairement prononcé, exprime une émotion
finement contrôlée par la très grande
maturité technique de la pianiste.
Dans le milieu pianistique, on classe les pianistes en deux
catégories: ceux qui jouent les études de Chopin et ceux
qui ne les jouent pas. Joanna Brzezinska fait certainement partie du
premier groupe.
Dotée d'une dextérité naturelle indispensable
à l'exécution de telles études, la pianiste
mérite toute notre admiration.
Elle traite comme un cycle, les études op.25, sans
négliger les plus difficiles comme les n°6, 8 et 4.
Dans certaines études, son approche est extrêmement saine
sans exagération, ni trop raffinée ni trop subtile. Elle
préfère être claire et compréhensible
plutôt que floue (étude n°1 en la bémol majeur
et quelques passages de l'étude n°5).
Elle choisit en revanche, une narration très classique et
égalisée. (études n°2, 6 et 8).
J'admire pour leur caractère, les études gaies et quelque
peu expansives, parfaitement bien interprétées, à
l'articulation variée et calme.
J’aime beaucoup les staccatos à la fin de l'étude
n°3 ainsi que les articulations dans l'étude n°4.
L’étude lente n°9, nous prouve la grande classe de la
pianiste par la nostalgie qui s'en dégage, par la belle et calme
ascension ou encore par l'avalanche de notes évoquant pour moi
la « déprime » du monde.
L'artiste semble être dans son élément dans
l'excellente étude n°10 en si mineur. Elle arrive à
produire la fluidité naturelle de la phrase, aussi bien dans les
parties les plus rapides que dans le passage lent.
L'étude n°11 en la mineur, extrèmement difficile mais
correspondant toutefois parfaitement à la personnalité de
la pianiste, mériterait peut-être, à mon avis, plus
de précision.
La dernière étude n°12 est tout simplement
phénoménale, par son fantastique élan, son tempo
enflammé, qui ne nuit en rien à l'expression de la
mélodie principale. Après avoir écouté ce
morceau, j'avais simplement envie de crier: « Bravo! »
Pour clore son programme, Joanna Brzezinska nous interprète la
Polonaise en la bémol majeur op.53, tel un dessert digne des
plus grands chefs. Soit disant typiquement masculine, cette
pièce, sous les doigts des cette petite blonde, nous remplit
d'optimisme, de plénitude par sa sonorité, ses harmonies,
son rubato naturel et sa liberté d'interprétation. Il y a
beaucoup de couleurs dans ce morceau. Le passage avec les octaves est
joué avec beaucoup de vélocité et de
légerté, tel un papillon prenant son envol. Il nous
étonne à nouveau par son expression majestueuse et
quelque peu insouciante.
Ewa Skardowska –Kiljan in TWOJA
MUZA, mars-avril 2005
Ruch Muzyczny : Mai 2005.
L’histoire nous raconte, qu'on demanda un jour
à un très grand bijoutier de perforer une perle mais que
celui-ci préféra confier ce travail à une autre
personne inconsciente de l'immense valeur de cette perle et de la
difficulté de la tâche, plutôt que de le faire
lui-même.
Cette histoire s'adapte très bien aux Etudes de Chopin et aux
pianistes polonais, qui, totalement conscients de la
responsabilité et de la difficulté de ces
œuvres-là préfèrent laisser leur
exécution à d'autres pianistes.
Dans le catalogue « R.E D Gramophone » on ne trouve aucun
pianiste ayant enregistré l'intégrale des Etudes de
Chopin parmi les 588 enregistrements ( anthologie, recueil,
pièce séparée et arrangements). La plupart des
interprètes jouent seulement quelques études choisies.
C'est ainsi que Janusz Olejniczak a interprété
l'étude en la mineur op.10 ainsi que la «
Révolutionnaire », que Krzysztof Jablonski s'est
concentré sur l'étude sur les touches noires et celle en
fa mineur opus posthume et que Koczalski, Paderewski, Rubinstein et
Malcuzynski n'ont eux aussi interprété que quelques unes
de ces études.
C'est avec une grande joie que j’ai donc accueilli le nouveau CD
de la pianiste polonaise habitant en Suisse, qu'il faut
féliciter non seulement pour son courage, mais aussi pour les
résultats de son travail. Bien sûr, il est difficile de
dépasser les Maîtres, mais cela vaut-il la peine de faire
ce genre de concours dans un domaine comme celui de l'art?
La pianiste a fait preuve d'une technique presque impeccable tout en
défendant sa propre vision poétique des œuvres
exécutées. Dans l' Allegro Maestoso de la
3ème Sonate op.58, par exemple, elle fait une large respiration,
le Scherzo démontre une vivacité juvénile,
le Largo est joué avec un très beau touché et le
Finale se révèle profond et mystérieux.
Brzezinska confirme qu'elle maîtrise parfaitement son piano dans
les Etudes qui lui avaient déjà values un prix lors d'un
concours précédent. Elle est parvenue à trouver un
équilibre entre les difficultés techniques, les
émotions et la beauté infinie de la musique de
Chopin.
Une petite remarque cependant, la Polonaise me semble être
jouée un peu trop lentement ce qui lui fait perdre son
caractère héroïque et paraître un peu trop
scolaire. Toutefois, ce petit détail mis à part,
voilà un beau concert qu'il vaut la peine d'avoir dans sa
collection de disques.
Bogdan M. Jankowski
« Récital Chopin
»
Elle arrive face à nous , en toute simplicité. Elle nous
sourit… une grande douceur se dégage.Elle s’assied
et dans la silence, se concentre .Il se passe à ce
moment-là, un dialogue mystérieux entre l’artiste
et une force créatrice qui est sur le point de jaillir.Puis elle
se lance. Les premières notes limpides se font entendre comme
par magie.Tout son corps,tout son être, entrent en contact avec
cette source d’inspiration.Les notes
virevoltent,s’entrelacent,se déchaînent.
Tout semblait palpiter,se dilater.Tantôt un respir,lorsque ses
doigts caressaient le clavier, tantôt un saisissement qui nous
surprenait ,lorsque ses mains bondissaient tel cheval
fougueux.J’aurais envie de dire, une énergie d’Amour
dansait en teintes chatoyantes autour d’elle,autour de nous. Les
orchidée posées derrière elle, semblaient
répondre à cet Amour.
On a pu admiré sa virtuosité époustouflante et
par-là imaginer l’immense travail que cela
représente. Mais on a pu aussi ressentir toute la
beauté,la sensibilité e cette femme qui a dialoqué
un temps musical avec le « divin »
Olga Schnüriger in Feuille
d’information, 18.01.2004
« Un piano de marque prestigieuse, un Steinway, qui a
vibré, jubilé grâce au talent raffiné et
puissamment dynamique de Madame Joanna Maurer- Brzezinska. Les deux ne
faisaient qu’un. Une note, une seule vous mettait dans une
atmosphère méditative et vous rendait telle la note ? Ou
était-ce la qualité propre de la note qui, bien
jouée, unissait l’auditeur et la pianiste à cette
qualité ? Les pièces de musique
interprétées présentaient des ambiances
très variées, extrêmes parfois et c’est
là
Que l’interprétation musicale, rendit perceptible les
multiples facettes du talent de Joanna Maurer-Brzezinska.
Subtilité, virtuosité, rythme, énergie,
sensibilité extraordinairement fine, tout était là
pour nous captiver. »
Marie-Lise Bizeau in Feuille
d’information, Juin 2001
à propos d'un récital avec le programme suivant :
F. Liszt - Sonate en si mineur
S. Rachmaninoff - Trois préludes, op. 32 et 23
S. Rachmaninov - Polka de V.R.
F. Chopin - 4ème Balade ; 2 Nocturnes, op. 15 et 48
« La pianiste Joanna Maurer- Brzezinska d’origine polonaise
a littéralement époustouflé le public
par l’éblouissante maîtrise de son
interprétation. Il fallait voir avec quelle
vélocité ses doigts virevoltaient sur le
clavier…Joanna Brzezinska, dans la digne lignée
d’un artiste comme Frédéric Chopin, a su se jouer
des difficultés pour offrir au public médusé un
concerto exceptionnel. Après avoir fini le 2ème Concerto
de Rachmaninov, les applaudissements ont
crépité…obligeant l’artiste à se
remettre trois fois au piano. On eut droit aussi à une «
Mélodie » de Gluck et au célèbre « Vol
du bourdon » de Rimsky- Korsakov.
Nathalie Potard-Feutry in Le
Dauphiné Libéré, Mai 2003
« …Joanna Brzezinska exécuta à Slupsk la
suite « Os Bischinios » de Villa- Lobos.
Cette œuvre tout fortement évocatrice avec sa
sonorité colorée, sa richesse et ses nuances dynamiques
est une musique très virtuose. Elle donne à
l’interprète la possibilité de montrer toutes ses
qualités techniques et musicales. A.Rubinstein
l’apprécia beaucoup pour cela. La
performance de Joanna Brzezinska fut excellente. La jeune artiste a non
seulement fait preuve de grande habilité, et de
précision, mais avant tout d’une grande imagination, et
d’une clarté absolue dans son jeu. »
Stanislaw Kosz in Ruch Muzyczny,
Octobre 1988
« J’ai apprécié tout spécialement
Joanna Brzezinska. Son interprétation de la Rhapsodie de
Rachmaninov fut pleine de vigueur naturelle et d’éclat.
J’ai l’impression que cette jeune artiste n’a aucune
difficulté technique. Elle maîtrisait les passages les
plus difficiles avec une grande facilité et
élégance. Bien que menue, elle a su sortir du piano
des sons très ample et riche, mais également très
raffiné, rendant ainsi toutes les qualités sonores de la
partie du piano. »
Ewa Huszcza in Gazeta Wyborcza,
Juin
1990
« Joanna Brzezinska a proposé avec une grande
maîtrise un programme difficile à exécuter. Non
seulement elle nous a offert un magnifique son, et une grande
précision dans la Polonaise et la Ballade de Chopin, mais elle a
avant tout exprimé son immense sensibilité musicale dans
la 3ème Sonate en si mineur »
Kazimierz Konczewski in Ilustrowany
Kurier Polski, Novembre 1988